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Project Director: Professor Larry J Schaaf
 

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Document number: 3841
Date: 19 Mar 1839
Recipient: TALBOT William Henry Fox
Author: BIOT Jean-Baptiste
Collection: National Media Museum, Bradford
Collection number: 1937-4841
Last updated: 8th March 2012

Paris
19 mars 1839

J’ai recu avant-hier la description <1> tres intéressante que vous avez bien voulu me donner de votre nouveau procédé pour faire un papier sensible; <2> et je l’ai communiqué hier à l’academie en y joignant quelques remarques qui la accompagneront [sic l’insertion au compte rendu [sic] prochain. <3>

J’ai dit d’abord, qu’indépendamment de sa Sensibilité particulière que j’avais constatée, ce papier aurait encore d’autres avantages pour la physique à cause des teintes Successives et discernables, par lesquelles il passe; ce qui donnerai des caractères specifiques, pour reconnaitre soit la nature speciale des portions de la radiation qui sont aptes à les produire, soit l’intensité relative de leur action totale dans un tems donné. J’avais deja employé pour ce double but la résine de gayac, qui repandue en couches suffisamment epaisses parcourt aussi mais moins rapidement, des phases de couleurs distinctes sous [illegible deletion] l’impression des radiations de diverse nature; et j’avais eté ainsi conduit s [illegible deletion] à des resultats confirmatifs de ceux que Wollaston <4> avait autrefois obtenus par [illegible deletion] l’action des parties extrêmes du spectre Solaire Sauf, peut-etre, quelque legère difference d’interpretation mais, mes experiences ne sont pas encore tout a faits terminees. je les repeterai certainement sur votre preparation pour voir si, comme cela est presumable, les limites de son impresionibilité les parties de la radiation totale qui l’excitent le mieux seront comprises entre des limites differentes de refrangibilité ou de transmissibilité.

J’ai fait remarquer ensuite, ce qu’il y avait de curieux, dans la mutabilité d’une préparation séchée au feu, conséquemment privée d’eau libre, circonstance dont la chimie offre deja quelques rares exemples et que mr Pelouze <5> a trouvée par exemple dans le nouveau cyanure de fer qu’il a decouvert. car ce [illegible deletion] à létat solide, passe je crois du vert au bleu sous l’influence de la radiation atmospherique. mr Pelouze men [sic] a donné une petite quantité que je n’avais pas voulu employer à de premieres experiences de peur de la consommer inutilement, mais votre preparation me dispensera de ce menager ce cadeau. peut etre mr Pelouze ne l’ayant probablement pas preparé dans l’obscurite n’a t’il pas vu toute les phases qu’il peut parcourir.

L’interet que cette circonstance de la solidite, jointe à la mutabilite, présentait, m’a engagé à faire quelques essais sur votre preparation pour varier l’application aux recherches dont je m’occupe.

J’ai d’abord voulu savoir si la matiere du papier sur laquelle on l’applique [illegible deletion] entrait pour quelque chose dans la reaction observee. cela a lieu ainsi pour le papier daguerre; <6> car l’ether acidifié [illegible deletion] dont on commence par l’imprégner forme, avec la carbonate de chaux que le papier contient toujours un chlorure qui [illegible deletion] devient la base de la preparation. J’ai donc realisé votre preparation sur une plaque bleue de porcelaine non recouverte d’email, en ayant soin d’operer [illegible deletion] la nuit et de secher a chaque fois au feu comme vous le dites. J’ai eu ainsi un enduit sec en solide que j’ai [illegible deletion] enfermé dans une armoire bien sombre à l’abri de toute radiation atmospherique. hier matin, quand le jour est venu je l’ai sorti pour m’en servir, il etait d’une legere couleur jaune de souffre. Je l’ai alors presenté à la radiation atmospherique sur une fenetre ouverte au nord. il etait alors dix heures du matin et le tems etait fort couvert. mais je n’ai fait que [illegible deletion] le presenter ainsi instantanement qu’il etait deja verdi, et il a passé ensuite successivement aux phases autres phases que vous indiquez, [illegible deletion] jusqu’au verd [sic] dolives même presque noir.

L’égalité de la repartition et des teintes produites aurait pu etre parfaite si j’eusse appliqué successivement les diverses couches avec un pinceau plat, tels que ceux qu’on employe pour etendre les vernis, et cest ainsi que je fais pour avoir des papiers de teinte uniforme avec les autres preparations. mais dans cet essai je voulais au contraire obtenir en certaines parties, de petites rides de hauteur inegale c’est ce qui a eu lieu; et elles ces eminences n’en ont pas moins été impressionnees dans toute leur epaisseur.

J’ai alors voulu voir si la dessication [illegible deletion] au feu des couches Successives etait indispensable pour la [illegible deletion] reaction. pour cela m’etant enferme dans une chambre complettement obscure, j’ai versé dans un verre conique une [illegible deletion] peu de Bromure de potassium en solution aqueuse, et j’y ai fait tomber deux gouttes de solution aqueuse de nitrate d’argent lesquelles y ont formé un precipité qui etait sans doute du Bromure d’argent du moins je l’ai supposé tel. Vû à la seule lumiere de la bougie qui m’eclairait, il me paraissait incolore. j’ai decanté l’exces aqueux de Bromure de potassium, et j’ai jetté le precipité sur une plaque blanche de porcelaine et je l’ai laissé sécher Spontanement dans l’obscurité. quelques heures après, le trouvant sec j’en ai enleve quelques parcelles que j’ai jettees sur un papier blanc et que, j’ai emportées bien couvertes hors de la chambre. Cette poudre entrevue au jour paraissait d’un jaune serin deja un peu verdatre, mais je ne l’eus pas plutot decouverte sous l’influence de la radiation atmospherique qu’elle a subitement passé au vert sombre puis au noiratre. Ce matin apres 24 heures de sejour dans l’obsucrité, j’ai [illegible deletion] enveloppé la plaque et son enduit de plusieurs doubles de papier et je l’ai serree dans une poche de mes vetemens pour en montrer l’effet à une personne de mes amis que je vous avouerai sans facon etre made Biot. mais ayant developpé les papiers dans un coin obscur de l’appartement pour lui en faire voir la couleur primitive jaune citron pale, que nous vimes à l'instant sa teinte verdie, et j’eus a peine le tems de presenter la plaque à une fenetre ouverte au nord, que la couleur etait passée au vert olive foncé apres quoi elle atteignit presque tout de suite la couleur limite noiratre. Je ne crois pas qu’il soit possible de trouver quelque produit plus sensible à la radiation.

Cela me fit penser qu’on obteindrait peut etre encore les memes effets sans autre intermediaire liquide que l’eau meme contenue dans les cristaux des deux sels. je broyai donc séparement de ces cristaux choisis, dans un petit mortier d’agate, en me tenant dans la chambre obscure, eclairé par une seule bougie. j’obtins ainsi deux poudres qui vues separement me paraissaient incolores, je les melai ensemble dans le mortier meme et les y triturai de nouveau. le melange [illegible deletion] presenté au jour en petits tas parut d’abord jaune citron pale comme precedemment et s’impressionna encore avec une extrême vivacité.

Enfin je reiterai la même experience, en prenant au lieu de cristaux de nitrate, du même nitrate fondu, et en outre du Bromure qui venait d’etre vivement chauffé dans une Capsule de porcelaine. le melange entrevu au jour paraissait encore jaune serin; et expose a la radiation atmosphérique, il s’impressionna encore tres vivement. mais avec des particularites qui tenaient probablement au manque d’eau intermediaire. car la superficie des petits tas de poudre devenait presque instantanément noire ou d’un vert Si foncé qu’il paraissait tel, tandis que l’interieur etait encore jaune citron, comme on le voyait en les entrouvrant – et alors les particules decouvertes s’impressionnaient aussitot qu’elles voyaient le jour, peut etre à l’aide de l’humidité de l’air qu’elles absorbaient.

Ces details vous prouveront, du moins, Monsieur, le vif interet que m’a inspiré la communication que vous avez bien voulu me faire de votre nouvelle preparation. Cette grande impressionnabilité d’un produit [illegible deletion] solide et privé d’eau libre m’a paru bien digne d’etre signalee; et il sera bien curieux d’essayer Sur lui les effets des radiations de diverse nature, dans les differens etats qu’on peut lui donner. car, par exemple, en le formant par precipité suivi d’une dessiccation spontanee dans la chambre obscure, il me semble bien à esperer qu’il sera sensiblement impressionnable par les parties des rayonnements artificiels, qui sont analogues à Celles de la radiation atmospherique qui l’excitent si vivement. et quoique ces parties soient peu abondantes dans les radiations terrestres, leur [illegible deletion] action prolongé pourra vraisemblablement produire des effets observables, soit en les employant en totalité, soit en absorbant par des ecrans convenables celles de ces parties qui agiraient contradictoirement.

je vous remercie de ce que vous voulez bien me proposer relativement à mr Daguerre. mr Arago <7> vient d’insérer dans notre compte rendu [sic] quelques remarques sur la publication de mr Bauer, <8> qui atteindront le but que je me proposais. il me suffit d’avoir appellé votre interêt, et votre équité, sur cette question de partage de droits entre mr Daguerre et mr Niepce <9>. je me fie en outre au sens droit et steady du public anglais; j’entends du public eclairé, qui ne porte pas une décision sans avoir entendu les plaidoyers contradictoires. Car, pour le puffing, il appartient de droit aux esprits médiocres de tous les pays.

Vous me rendriez un grand service, monsieur, si par suite des nombreuses expériences que vous avez faites, vous pouviez m’indiquer quelque liquide, non alcoolique, qui s’impressionnat, d’une manière quelconque, lente ou soudaine, sous l’influence de la radiation atmospherique. car, dans l’espérance de trouver un liquide pareil, j’ai preparé une toute petite chambre noire, où cette radiation ne penètre qu’a travers un prisme de Nicol <10> qui la polarise. de sorte qu’en tournant le prisme autour de son axe, en differens sens, je puis faire arriver la radiation sur le liquide dans le sens convenable pour quelle puisse ou ne puisse pas s’y reflechir, parconsequent en etre, ou n’en etre pas absorbée. Je crois bien en avoir un qui fera dans [illegible deletion] mais il est alcoolique, et son evaporation pourra nuire au phenomène: je voudrai Savoir si le liquide fournis à cette epreuve s’impressionnera encore, lorsque la radiation lui arrivera dans la condition où il ne pourra ni la refléchir, ni l’absorber. si vous pouvez m’indiquer un liquide propre à cette expérience vous m’obligerez infiniment.

je reserve ce qui me reste de papier, pour vous rappler l’espérance que vous m’avez donnée de m’envoyer quelques dessins photogéniques, ou actinogeniques <11> faits par vous et par mr Herschell [sic]. j’en garderai le plaisir pour moi seul, ou pour le faire partager à mes amis, comme vous le jugerez à propos. mais j’y attacherai surtout, beaucoup de prix, comme etant une marque de votre amitié et de celle de mr Herschell [sic]. On nous a dit ici, qu’après avoir publié ses grands travaux sur l’astronomie australe, il compte revenir spécialement à la physique et à la chimie. je fais tous les vœux possibles pour qu’il en soit ainsi. car ces deux sciences ont tout à attendre d’un esprit fecond et inventif, tel que le sien. Veuillez lui transmettre l’expression de ce désir bien sincère, et me croire avec la considération la plus distinguee,

Monsieur,
Votre très humble et obeissant Serviteur
J. B. Biot

A Monsieur
Monsieur H. Fox Talbot membre de
la sociéte Royale de Londres, &c &c
no. 44 queen Ann Street
London
England


Translation:

Paris
19 March 1839

The day before yesterday, I received the very interesting description, which you were kind enough to give me, of your new process for making sensitive paper; and I announced it to the Academy yesterday with the addition of a few remarks which will accompany its inclusion in the next compte rendu [sic].

Firstly, I said that, regardless of its particular Sensitivity which I had ascertained, this paper would have even more advantages for physics because of the Successive and discernible tints through which it passes. This would give specific characteristics which will enable us to recognise either the special nature of the portions of radiation which are capable of producing them, or the relative intensity of their total effect in a given time. For this dual purpose, I had already used gum guaiacum which, when spread thickly enough, also passes through phases of distinct colours, though it does so more slowly, when exposed to diverse types of radiation. I had thus been led to results confirming those which Wollaston had obtained in the past by the action of extreme ends of the solar spectrum, except perhaps for a slight difference in interpretation, but I have not yet completely finished my experiments. I will certainly repeat them on your preparation to see if, as is likely, the particles of radiation which excite it the most will be contained between the different limits of refrangibility or of transmissibility.

I then pointed out that which was curious in the mutability of a preparation which had been dried at the fire and consequently deprived of free water. Chemistry already offers a few rare examples of this circumstance which Mr Pelouze has found, for example, in the new ferrocyanide which he has discovered. For this, passes from green to blue under the influence of atmospheric radiation when in a solid state. Mr Pelouze gave me a small quantity of it which I did not want to use for the first experiment for fear of using it needlessly, but your preparation will excuse me from sparing this present. It is possible that Mr Pelouze did not see all of the phases through which it can pass since he probably did not prepare it in the dark.

The interest aroused by this circumstance of the combination of solidity together with mutability encouraged me to carry out a few tests on your preparation to vary its application to the research with which I am engaged.

Firstly, I wanted to know if the paper material to which it is applied had some effect on the reaction which was observed This is what happened to the daguerre paper, for the acidified ether which one begins by saturating, forms with the lime carbonate which the paper always contains, a chloride which becomes the basis of the preparation. Consequently, I have carried out your preparation on a blue porcelain plate which is not covered in enamel. I took care to carry out the operation at night and to dry it at the fire each time as you said. Thus, I had a dry and solid coating which I shut away in a dark wardrobe where it was sheltered from all atmospheric radiation. Yesterday morning at daybreak, I took it out to use it. It was of a slightly sulphur-yellow colour. I then exposed it to atmospheric radiation at an open north-facing window. It was ten o'clock in the morning and the sky was very overcast. No sooner had I presented it, than it was already turning green, and it then passed successively to the other phases which you have indicated until it was olive green, and almost black.

The equality of the distribution and the tints which were produced could have been perfect if I had applied the various layers successively with a brush like the ones which are used for coating varnish. This is what I do to ensure that I have paper with uniform tints with the other preparations. But in this attempt, I wanted, on the contrary, to obtain small wrinkles of an unequal height in certain parts, which is what happened. And these protusions were not less sensitive throughout their thickness

I then wanted to see if the desiccation at the fire of successive layers was necessary for the reaction. In order to do this, after I had shut myself in a completely dark room, I poured a little potassium Bromide in an aqueous solution into a conical glass and I added two drops of silver nitrate in a water solution. They formed a precipitate which was doubtless silver Bromide, at least that is what I assumed it to be. From the light of the candle, which was the only light, it seemed to me to be colourless. I decanted the aqueous excess of potassium Bromide and I tipped the precipitate onto a white porcelain plate. I let it dry spontaneously in the dark. A few hours later, since I found that it was dry, I removed a few fragments which I tipped onto a piece of white paper and I which I removed from the room after ensuring that it was well covered. In the daylight, this powder seemed to be canary yellow and was already a little green, but I barely discovered it under the influence of atmospheric radiation when it suddenly turned dark green and then blackish. This morning, after it had been in the dark for 24 hours, I covered the plate and its coating with several folded sheets of paper and I squeezed it into a pocket of my clothes to show the effect to one of my friends, who I can tell you without further ado was Mrs Biot, but after developing the papers in a dark corner of the room to show her the original pale lemon colour, we saw it turn green that very instant and I barely had time to present the plate to an open north-facing window before the colour changed to dark olive green after which it turned a blackish colour almost immediately. I do not think that it is possible to find a product which is more sensitive to radiation.

This made me think that it might be possible to obtain the same effects without another intermediate liquid than the water contained in the crystals of the two salts. Therefore, I ground these chosen salts separately in a small agate mortar whilst standing in the dark room which was only lit by one candle. In this way, I obtained two powders which seemed to me to be colourless when viewed separately. I mixed them together in the mortar and ground them again. When the mixture was presented to the daylight in small heaps, it initially seemed to be pale lemon yellow as before and darkened again extremely quickly.

Finally, I repeated the same experiment with the same melted nitrate instead of nitrate crystals, as well as Bromide which had just been heated intensely in a china capsule. In the daylight, the mixture still seemed to be canary yellow, and when exposed to atmospheric radiation, it again darkened vividly but with characteristics which were probably due to the lack of intermediary water. For, the surface of the small heaps of powder almost instantly turned black or such a dark green that it looked black, whereas the inside was still lemon-yellow as we saw when we glimpsed it, and then the exposed particles darkened as soon as they were exposed to light, possibly due to the humidity in the air which they were absorbing.

These details will at least prove to you, Sir, the keen interest which the communication you were willing to send me of your new preparation has inspired in me. It seemed to me that this great impressionability of a solid product deprived of water merited attention, and it would be very curious to try the effects of various types of radiation on it in the different states which it can undergo. Because, for example, forming it by the precipitation, followed by a spontaneous desiccation in the dark room, it seems hopeful to me that it will be noticeably sensible to the portions of artificial radiation which are similar to those of atmospheric radiation which excite it so greatly. And although there are few of these portions in terrestrial radiation, their prolonged action can probably produce observable effects, either by using them entirely or by using screens which are suitable for absorbing those parts which would have the opposite effect.

Thank you for your suggestion relative to mr Daguerre. mr Arago has just inserted a few remarks in our compte rendu [sic] about Mr Bauer’s publication which will reach the purpose which I had set myself It is enough for me to have called attention to your interest and your impartiality to this question of the sharing of rights between Mr Daguerre and Mr Niepce. I also rely on the upright and steady character of the English public. I mean an enlightened public which will not make a decision without having heard the other side of the case. For, mediocre minds in every country are prone to puffing

You would do me a great service, Sir, if, following the many experiments which you have conducted, you could tell me of a non-alcoholic liquid which is sensible in any way, whether it be slowly or suddenly, under the influence of atmospheric radiation. For, in the hope of finding such a liquid, I have prepared a very small camera obscura which this radiation can only enter through a Nicol prism which polarises it so that by turning the prism on its axis in different directions, I can make the radiation reach the liquid in the right direction so that it can or cannot be reflected in it, and consequently be absorbed by it or not. I think that I have produced one liquid which will do this but it is alcoholic and its evaporation could damage the phenomenon. I would like to know if the liquid produced by this test will still darken when the radiation can neither reflect nor absorb it. If you can tell me of a liquid which is suitable for this experiment, you will greatly oblige me.

I am keeping the remainder of the paper to remind you of the hope which you gave me of sending me a few photogenic or actinogenic drawings which you and Mr Herschell [sic] have produced. I will keep the pleasure for myself or share with my friends, as you see fit, but I will attach great worth to it as a token of your friendship and of that of Mr Herschell [sic]. We have been told here that after publishing his great works on austral astronomy, he intends to return especially to physics and chemistry. I pray that this will be the case. For these two sciences have everything to gain from a mind as fecund and inventive as his. Please communicate to him this sincere desire and believe that I am with the highest consideration,

Sir, your very humble and obedient Servant
J. B. Biot

To
Mr H. Fox Talbot,
member of the Royal Society of London &c &c
no 44 Queen Ann Street
London
England


Notes:

1. [See Doc. No: 03837].

2. Photogenic Drawing paper.

3. See ‘M. Biot communique la lettre suivante qu’il a reçue hier de M. Talbot’, Comptes Rendus hebdomadaires des séances de l’ de l’Académie des Sciences, v. 8 no. 11, first semester, 1839, pp. 409–410.

4. William Hyde Wollaston (1766–1828), physicist.

5. Théophile Jules Pelouze (1807–1867), chemist.

6. Louis Jacques Mandé Daguerre (1787–1851), French artist, showman & inventor of the daguerreotype, which did however not involve paper.

7. Dominique François Jean Arago (1786–1853), French physicist, astronomer & man of science.

8. Franz Andreas Bauer (1758–1840), Austrian botanical illustrator, resident at Kew. [See Doc. No: 03833].

9. Joseph Nicéphore Niépce (1765–1833), photographic inventor.

10. Polarising prism invented in 1828 by William Nicol (1768–1851), Scottish physicist. Biot was not the only one to think of using photography in experiments with the polarisation of light, so did for instance Prof Rev Baden Powell (1796–1860), mathematician. [See Doc. No: 03795].

11. Sir John Frederick William Herschel (1792–1871), astronomer & scientist; in 1838 he invented the Actinograph, an instrument for recording the variations in the power of the solar rays; in 1840 as he shifted his interests towards photo-chemistry, he started using the term ‘Actinochemistry’, the term was, however, never widely used. See Larry J. Schaaf, Out of the Shadows: Herschel, Talbot, & the Invention of Photography (New Haven & London: Yale University Press, 1992), p. 126.

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